L’ASKFT enseigne la pratique des Chi Sao et les concepts d’opposition issus du Wing Chun. Yip Man, est l’un des maîtres réputés du principe Wing Chun. Il est né en 1893 à Foshan dans la province de Guangdong. Ce style insiste particulièrement sur l’habileté des membres supérieurs et cultive le modèle des mains collantes. Il s’organise autour du sens du touché et développe une sensibilité exacerbée des membres supérieurs, notamment les mains et les avants bras. Il est à noter que la province de Guangdong a produit de grands maîtres de wushu, entre autres Wang Feihong pour le Hung Gar, Yip Kaï Man pour le Wing Chun.
Le Wing Chun possède plusieurs petites histoires, l’une d’elle serait la réunion des techniques condensées et les plus efficaces des meilleurs praticiens du temple de Shaolin, une autre serait que le style ait été élaboré par une une nonne bouddhiste du nom de Ng Mui. De 1937 à 1945 lors de l’occupation japonaise ce style concis et plus rapide à étudier que les systèmes précurseurs de Shaolin aurait permis une formation rapide de la population rebelle désireuse de se protéger dans certains villages occupés de Chine du Sud.
Dans cette pratique l’utilisation du mook jonk (mannequin de bois) permet de figurer l’opposition. Le but étant de pouvoir contrôler l’assaut en contournant et en maitrisant les manchons de bois simulant l’extension des bras ou des jambes. Le pratiquant renforce ses membres au contact du mannequin et développe la fluidité du geste. Il étudie les différents mécanismes des parades et des frappes bilatérales qui deviendront des automatismes à force de répétition. Le développement de la vélocité combiné à la fluidité joue un rôle essentiel dans l’efficacité du Wing Chun.

